Fanny et le conflit dans son équipe – Médiation au travail

Fanny est cadre dirigeante dans une boite d’éco-tourisme en plein développement. Elle manage une équipe de 8 personnes, constituée il y a un peu plus d’un an. Tout va bien, il faut dire qu’elle se donne du mal pour que l’ambiance soit bonne : team-building, réunions régulières, événements trimestriels à l’extérieur pour célébrer les succès de l’équipe et simplement créer des moments informels, pour mieux se connaître. Elle se rend disponible aussi pour des RDV individuels et se sait appréciée par son équipe, notamment pour ses qualités d’écoute.

Ombre au tableau, depuis quelques mois la tension monte entre 2 de ses équipiers, Amélie et Nathan. Elle a cru un moment que les choses s’apaiseraient et que cette difficulté ne serait qu’un mauvais souvenir, mais la semaine dernière, un clash a eu lieu en pleine réunion d’équipe qui a amené Nathan à quitter la salle, très énervé.

Fanny a pu voir Amélie et Nathan individuellement, pour comprendre ce qu’il se passe. C’est plus complexe que ce qu’elle pensait. Elle les sait très différents et si elle peut s’organiser pour les « éloigner » dans leur travail, elle craint que ça ne fasse que déplacer et/ou retarder le prochain clash, car le travail d’équipe est prédominant dans leur métier et ces deux-là ont des compétences tout à fait spécifiques et complémentaires. Ils font partie intégrante de l’équipe, elle n’envisage pas de se séparer de l’un-e d’eux.

Si elle pense être capable de ne pas prendre parti pour l’un ou pour l’autre, le fait qu’elle soit membre de l’équipe, et qui plus est leur manager, la met mal à l’aise. Elle n’est pas sure d’avoir le recul nécessaire pour pouvoir les aider à voir les choses autrement. Un regard extérieur, neutre, serait sans doute plus efficace. En outre, elle sent bien qu’ils ont besoin de temps pour dénouer ce conflit, temps qu’elle n’a clairement pas.

Elle fait appel à une médiateur-e, qui l’informe de la démarche et des modalités. Elle propose une médiation à Amélie et Nathan.

Nathan« Nous avions auparavant essayé de résoudre ce problème par nos propres moyens, sans jamais parvenir à trouver une solution. L’expérience de la médiation nous a permis de rétablir un dialogue apaisé et de remettre en place une communication constructive. Aujourd’hui la situation est en nette amélioration. »

« Je n’étais au départ pas totalement convaincue que la médiation pouvait résoudre ce type Améliede conflit, que je pensais trop avancé, trop explosif, mais je dois dire que j’ai totalement changé d’avis. Le fait d’être ainsi écoutés, sans jugement, dans un cadre différent du quotidien, permet vraiment à chacun de se faire entendre, pour progressivement trouver des solutions ensemble et repartir sur une situation apaisée, équitable. »

Fanny« Et à plus long terme, la façon de communiquer au sein de l’équipe a totalement changé. La médiation a comme arrêté le temps dans cette crise, ouvert un sas dans lequel Amélie et Nathan semblent avoir mis les choses à plat. Non seulement la communication est revenue entre eux deux, puis la collaboration, mais il semblerait aussi que cette démarche ait profité plus largement à toute l’équipe, qui sort grandie dans sa façon de communiquer, et plus soudée. »

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Pourquoi la médiation, c’est hype !

S’installer en libéral, tout le monde le sait, ce n’est pas facile, ça prend du temps et beaucoup d’énergie. Normal.

Ouvrir un service de médiation y ajoute un niveau de difficulté. Ce n’est pas un soin, comme le médical ou le paramédical, ce n’est pas remboursé (quoique ça dépend des mutuelles)… mais surtout, du fait de son jeune âge, cette pratique gagne à être bien mieux connue…

Tous les acteurs locaux (mairie, écoles, psys, juges, crèches, entreprises, etc.) se montrent sincèrement enthousiastes à l’arrivée de cette offre de régulation sociale à Chaville (92), constatant qu’elle répond à une forte demande – ils identifient tous facilement des personnes qui en auraient besoin, si ce n’est eux-mêmes ! – et intuitant qu’elle peut apporter beaucoup. Et ils ont tellement raison, elle le peut ! Dans les faits pourtant, quelques-uns seulement parmi le large public concerné osent pousser la porte de cet espace innovant et pacifique…

Pourquoi donc ce décalage ? Je l’explique par ces quelques freins que je perçois – et comprends – mais auxquels je me dois d’apporter des éclairages… vous allez comprendre en quoi la médiation, c’est complètement HYPE !!

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« Ces personnes sont trop en conflit pour faire une médiation, ils ne se parlent même plus, donc ce n’est pas pour eux ! ».

=> Voici la première croyance à laquelle j’aimerais tordre le cou : justement, la médiation est 100% faite pour eux ! Pour les aider à s’asseoir ensemble, avec une tierce personne, qui les aide à se parler et s’écouter mutuellement, dans la non violence, pour tenter de trouver des solutions à leur situation.

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« Si je fais une médiation, c’est que je n’ai pas su éviter, ni gérer le conflit. C’est un constat d’échec ».

=> Le fameux aveu de faiblesse, connu des psychologues… Comme le médecin soigne le corps blessé et le thérapeute panse l’âme tourmentée, la médiation, elle, reçoit la relation bloquée. Accepter d’être dans une impasse relationnelle et tenter une démarche amiable, par le dialogue, me semble davantage responsable et constructif que… faible. Et entre nous, qui n’a jamais été en conflit ? Non seulement cela fait partie de la vie, mais en plus, le conflit peut receler des fonctions utiles !

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« Le médiateur, cette énième figure d’autorité, à côté du juge… »

=> Les personnes peuvent, à tord, appréhender le médiateur comme une figure d’autorité, dans le paysage judiciaire notamment. Ils n’ont pas du tout envie de se sentir jugés, pointés du doigt par un médiateur, ou n’importe qui d’autre. Comme je les comprends ! Cela tombe bien car en plus d’être indépendant, le médiateur est on ne peut plus neutre et impartial ! Il n’a pas d’autorité, n’est pas là pour dire (ni même avoir un avis sur) qui a raison, qui a tord, qui doit faire quoi, comment, quand, etc. Les personnes ont ces ressources en elles, le médiateur est là pour faciliter leurs échanges et leur co-créativité.

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« L’ « autre » ne voudra jamais venir, ça sert à rien que j’essaie ! »

=> Le dicton « qui tente rien n’a rien » est ici à-propos. Il est impossible de savoir si l’autre viendra ou non, à moins de s’informer sur la médiation et de l’inviter à s’informer à son tour… et vous pouvez avoir des surprises 🙂 L’information sur la médiation est gratuite et la libre adhésion un principe clé de la médiation: une fois informées, les personnes sont libres de mettre en place une médiation et d’y mettre fin, à tout moment. Dans le cas où une médiation se met en place, des entretiens (individuels) permettent de clarifier la situation avec chacun, les préparant ainsi à la rencontre.

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« La médiation familiale, c’est pour les personnes qui se séparent, ce n’est pas pour moi ! »

=> La médiation familiale accompagne les séparations, mais pas que, loin de là ! La facilitation du dialogue, de la parole, de la rencontre, peut débloquer bien des situations relationnelles ! La médiation familiale pour les liens familiaux (couple, fratries, intergénérationnel, etc.), la médiation professionnelle pour les conflits au travail, la médiation scolaire pour les tensions à l’école, etc.

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« Financièrement, lorsqu’une procédure est en cours, il faut aligner : frais d’avocat, séances de médiation… sans trop savoir ce que ça va donner en plus… »

=> Quelques rencontres de médiation peuvent suffire pour trouver des accords par vous-mêmes, sur-mesure, avec la possibilité de les faire homologuer par le juge, le tout étant d’ailleurs possible sans avocat dans certains cas. Au contraire, l’engagement dans une médiation peut être un gain de temps, de coût et… de sérénité.

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Vous voyez d’autres freins ? N’hésitez pas à les partager dans les commentaires, en m’écrivant, en m’appelant – me laisser un message avec vos coordonnées. L’entretien d’information par téléphone est gratuit, il ne vous engage à rien 🙂

En cette semaine de la médiation et en attendant le prochain témoignage de la famille Komlézotre, je vous quitte avec cette définition de la médiation sur laquelle les médiateurs s’accordent :

« Processus structuré, volontaire et coopératif de prévention et de résolution amiable des différends qui repose sur la responsabilité et l’autonomie des participants. Initiée par les intéressés eux-mêmes, leurs conseils, les représentants d’une organisation ou un magistrat, la médiation fait intervenir un médiateur dûment formé, tiers indépendant, neutre et impartial. Facilitateur de communication, sans pouvoir de décision, ni rôle d’expertise technique ou de conseil, le médiateur favorise le dialogue et la relation, notamment par des entretiens et rencontres confidentiels. »

Livre blanc de la médiation, juin 2019.

 

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Vanessa et Manon – Médiation parent – jeune adulte / ado

Au tour de Vanessa et Manon de nous raconter leur expérience de la médiation parent – jeune adulte. Mère et fille arrivaient à un niveau de tension tel, que non seulement elles en souffraient toutes les deux, mais cela se répercutait aussi, à la longue, sur le reste de la famille.

Vanessa« Nous avions une relation plutôt fusionnelle avec Manon, mais depuis son adolescence, c’est plus… volcanique je dirais. C’est une fille déterminée, débrouillarde, avec le caractère qui va avec. Je mettais d’abord ça sur la période de l’adolescence, mais maintenant c’est une jeune femme de 22 ans, qui termine ses études brillamment tout en entrant dans la vie active avec des engagements bénévoles. Je ne sais pas ce que j’ai fait de travers, mais depuis près d’un an, elle ne s’adresse à moi que pour m’envoyer paître ! »

« J’ai rien contre ma mère, mais franchement elle s’ennuie dans sa vie, c’est pas possible, Manonelle est toujours derrière mon dos ! J’ai 22 ans, je suis une grande fille et je gère ma vie, mais avec elle j’ai l’impression d’être encore une gamine de 10 ans ! Je sais qu’elle est fière de moi et qu’elle m’aime, je ne dis pas le contraire, mais j’ai l’impression qu’elle ne comprend pas du tout ce que je fais, qu’elle ne me considère pas comme une adulte ! Avec mon père on refait le monde, mais avec elle je me sens toujours surveillée… j’aimerais qu’elle me lâche un peu… »

Vanessa« J’ai tout essayé, même Dominique, son père dont elle est très proche, a essayé de lui parler, mais rien n’y fait… « tu ne peux pas comprendre ! » Manon vit encore à la maison en attendant de pouvoir se prendre un appartement avec Mathis avec leurs premiers salaires. L’ambiance devient vraiment lourde, Dominique et Hector, notre fils, en pâtissent aussi ! Je suis désemparée. Une collègue du boulot m’a parlé de la médiation familiale plusieurs fois, je n’ai plus rien à perdre à aller me renseigner, d’autant que l’entretien d’information est gratuit et sans engagement ! »

« Bon ma mère m’a parlé de la médiation familiale, franchement ça me fait de la peineManon, ça ne va servir à rien, nous allons perdre du temps (et son argent) pour rien ! Elle ne changera pas et n’arrive pas à comprendre, je ne vois pas comment une personne qui ne nous connait même pas, la médiatrice, peut faire un miracle ! Et je redoute qu’elle me somme d’écouter ma mère, etc. Pour que ma mère cesse de me supplier, j’appelle la médiatrice. Elle m’informe du truc et de comment ça se passe… je comprends que ce n’est pas du tout pour appuyer les messages de ma mère (ni les miens d’ailleurs), ni pour essayer de nous rabibocher à tout prix. Alors pour montrer ma bonne volonté – et parce que je suis curieuse – j’accepte d’en faire l’expérience. »

Vanessa« C’est vraiment la dernière chance, je ne sais pas ce que ça va donner mais ça ne peut pas empirer la situation. C’est une bonne chose que Manon et moi ayons eu toutes les informations gratuitement, pour pouvoir prendre la décision d’essayer ou non. Surtout qu’à l’issue de chaque rencontre, nous sommes libres de continuer ou d’arrêter. C’est sans doute ce qui a permis à Manon de répondre à cette invitation. Lors de la 1ère rencontre de médiation, ça me fait bizarre de me retrouver là avec ma propre fille, j’ai un peu honte, me demandant ce que j’ai bien pu louper en tant que maman. Mais je peux mettre des mots dessus, et Manon attend la fin de la rencontre pour s’ouvrir un peu. »

« Franchement la 1ère rencontre n’est pas une partie de plaisir, ma mère pleure beaucoup, Manonelle fait sa victime… mais au fil de la séance, je vois autre chose… Bizarrement en sortant je me sens bien. Nous faisons une 2e rencontre, pendant laquelle nous pouvons nous dire pas mal de choses… Bon après, ça n’est pas tout rose à la maison, mais lorsque nous sentons que c’est tendu, nous avons un code entre nous, pour nous retrouver et en parler calmement… comme en médiation, mais sans la médiatrice ! »

Vanessa« J’aurais trouvé intéressant de faire une 3e rencontre, en invitant Dominique et Hector, car ils subissent la situation, je me dis qu’ils ont peut-être leur mot à dire… et pour anticiper la crise d’ado d’Hector ! Mais Manon ne trouve pas cela nécessaire. Finalement, elle a pris l’initiative de leur en parler, à l’occasion d’un repas tous les 4 à la maison un weekend. Ça a été un chouette moment. »

« Finalement je dois admettre que ma mère a bien fait de me pousser. D’ailleurs j’ai parlé Manonde la médiation familiale au père de Mathis, parce qu’avec la petite sœur en pleine crise d’ado, c’est super chaud chez eux… Mais je ne sais pas si ça se fait, une médiation parent – ado…? « 

 

Réponse de la médiatrice familiale :

  • Oui, une médiation familiale parent – ado peut tout à fait se mettre en place, puisque l’idée est de tenter de résoudre le conflit, ou du moins l’apaiser, par le dialogue.
  • L’adolescent étant mineur, l’autorisation de ses représentants légaux est nécessaire pour proposer une telle médiation.
  • Ceci ne doit pas être un frein, au contraire, autant s’informer auprès de la médiatrice, c’est gratuit et sans engagement !

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Des questions ? N’hésitez pas à m’écrire ou à m’appeler – me laisser un message avec vos coordonnées. L’entretien d’information par téléphone est gratuit, il ne vous engage à rien 🙂

♣ Pour la semaine de la médiation (du 14 au 18 octobre 2019), tout entretien à l’Espace Médiation est offert, profitez-en !!

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Géraldine et Florian ont une décision à prendre – Médiation conjugale

Faut-il forcément se séparer pour faire une médiation familiale, ou simplement se disputer, être en conflit ?

Non, bien sûr, si nous voyons de nombreux parents séparés en médiation familiale, ce n’est pas du tout une exclusivité ! Au contraire, le témoignage de Géraldine et Florian illustre à merveille la fonction régulatrice des relations humaines que remplit la médiation. Il s’agit d’une médiation « aide à la décision » conjugale.

arbre-gc3a9nc3a9alogique-2-3-e1570462994812.jpg« Géraldine était venue étudier en France lorsque nous nous sommes rencontrés. Même si elle s’est toujours plu en France, je sais que ce n’est pas toujours facile pour elle de vivre loin de sa famille et de ses amis restés au Brésil. Je lui suis très reconnaissant d’être restée car cela nous permet de vivre notre histoire.« 

« Florian et moi sommes en couple depuis 4 ans et tout se passe à merveille entre nous. GéraldineJ’avais déjà l’idée de rester en France avant de le rencontrer. Nous allons tous les ans au Brésil au moment du carnaval, j’y fais le plein de ma famille et mes amis, donc nous avons un bon équilibre. »

Arbre généalogique 2« Jusqu’à ce que mon employeur me propose LA promotion dont je rêve depuis toujours : il me confie l’ouverture d’une nouvelle usine. Super challenge, et pour couronner le tout, c’est à La Réunion, il y a pire comme mutation ! Le hic c’est qu’entre temps, Géraldine a monté un beau projet d’artisanat social avec une amie à elle »

 » Nous avons fait tous les investissements, les fournisseurs sont prêts, nous sommes en Géraldinepleine levée de fonds… Abandonner ce projet reviendrait à jeter à la poubelle tout ce temps et cet argent…  et surtout lâcher mon amie, les fournisseurs, etc. Sans compter que de La Réunion nous ne pourrions pas revenir tous les ans au Brésil. »

Arbre généalogique 2« Voilà. Aujourd’hui, nous devons prendre une décision rapidement. Or dès que nous essayons d’en parler, soit l’un-e s’en va et met fin à la discussion, soit nous nous disputons, ce qui ne nous était jusqu’alors jamais arrivé. »

« Oui, j’ai l’impression que Florian n’entend pas, ou ne veut pas comprendre ceGéraldine que j’essaie de lui dire. »

Arbre généalogique 2« Et moi j’ai l’impression qu’elle remet en cause toute notre histoire dès que le sujet est abordé. »

 

« Nous nous aimons fort et la décision que nous prendrons ne remettra pas en cause notre couple. Nous savons que nous voulons rester ensemble, mais ne parvenons pas à nous décider. Nous avons alors poussé la porte de l’Espace Médiation. « 

« Avec la présence de la médiatrice, nous avons pris le temps d’exprimer chacun nos Géraldinebesoins, nos peurs aussi, nous avons échangé sur notre vision du couple, nos attentes. Nous avons fait un petit voyage dans le temps : dans notre passé de couple, dans le futur aussi, en nous projetant dans les différents scénarios. »

Arbre généalogique 2« Il ne nous a pas fallu plus de 2 séances pour prendre notre décision. Le plus important est peut-être le travail que nous avons fait après, que nous n’aurions sûrement pas fait sans médiation. L’un-e de nous 2 a eu un travail de deuil à faire, et ensemble nous avons cheminé pour assumer pleinement notre décision. »

 

Quelques précisions de la médiatrice familiale :

  • Nombre de personnes arrivent en médiation une fois le conflit bien installé – voire lorsqu’une séparation est décidée. Ils disent souvent qu’ils auraient aimé avoir connu la médiation plus tôt.

Le témoignage de Géraldine et Florian illustre à quel point la médiation peut avoir lieu à tout moment, y compris en prévention des conflits ! En plus de leur décision prise et assumée ensemble, ils ont retiré de la médiation quelques réflexes de communication entre eux, qui la rendent encore plus efficace qu’auparavant.

  • C’est quoi la différence avec la thérapie de couple ? La médiation de couple est effectivement au croisement de la thérapie de couple dans le sens où ces deux démarches travaillent autour du lien conjugal. La thérapie de couple s’adresse davantage à des personnes ayant des difficultés récurrentes. Le thérapeute travaillera plus en profondeur la relation et pourra, si nécessaire, aborder certains sujets individuellement. La médiation conjugale a toute sa place pour des blocages ponctuels, comme une aide à la décision. C’est un processus plus court, de l’ordre de 1 à 5 séances selon les situations.

Voici quelques exemples de sujets qui amènent des couples en médiation : le choix d’avoir un enfant de plus ou non, l’éducation religieuse des enfants, l’achat d’une maison, la réalisation de travaux, une année sabbatique pour voyage, etc.

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Retrouver le témoignage Guillaume et Elodie se séparent…

Guillaume et Elodie se séparent – Médiation familiale

Eh oui, vous avez bien lu, Guillaume et Elodie n’ont pas réussi à recoller les morceaux et ont pris, il y a un an, la décision difficile de se séparer.

Elodie« Nous avons décidé de nous séparer et voulons faire au mieux pour préserver nos enfants, qui ont déjà beaucoup souffert de la fin de vie de notre couple, ponctuée par les disputes, les larmes, les cris et l’incertitude. Nous voulons organiser l’après-séparation en bonne intelligence, dans la sérénité. »

Arbre généalogique« Entre les obligations de l’un, de l’autre, les enfants à gérer, nous avons du mal à trouver un moment pour en parler posément, et quand nous y parvenons, disons que la fatigue du quotidien malmène la sérénité et la constructivité de nos échanges. »

« Alors, nous poussons la porte de la médiation familiale. »

En quelques séances, nous travaillons sur de nombreux sujets:

  • Résidence des enfants : alternée ou non, si oui sur quel rythme, et tout ce que cela implique, ainsi que l’organisation de la séparation le temps de trouver chacun son nouveau logement.
  • Contribution à l’Education et l’Entretien des Enfants (CEEE)… la pension alimentaire, quoi !
  • Le partage de nos biens, notamment les meubles et équipements de la maison familiale.
  • L’organisation pour les activités des enfants: qui assiste à quelle réunion d’école ? comment se transmettre les informations ? comment transporter le matériel d’escrime de Raphaël d’un domicile à l’autre ? comment gérer le spectacle de comédie musicale de Chloë, où les parents et grands-parents seront tous là ?
  • La coordination pour le suivi (para)médical des enfants, notamment Timéo qui voit un orthophoniste régulièrement.
  • Les vacances, les fêtes d’anniversaire, de Noël, etc.
  • Comment co-éduquer nos enfants alors que nous ne sommes plus un couple ? A partir de quel âge leur achetons-nous un portable, quelles activités privilégier, etc. ?
  • Et même des sujets auxquels nous ne pensions pas forcément avant, comme le choix pour Elodie de garder ou non son nom d’épouse.

Elodie« Il reste encore quelques détails pratiques sur lesquels nous ajuster, mais ce que j’apprécie beaucoup, c’est que nous pouvons parler des choses en profondeur : chacun peut dire ce qui était important pour lui / elle. Ce n’est pas toujours facile à entendre, il y a beaucoup d’émotions… mais au moins, je pense vraiment que nous prenons le temps d’envisager des solutions auxquelles nous ne penserions pas forcément hors médiation, et qui prennent en compte, bien entendu les besoins des enfants, mais aussi les nôtres. »

« Oui, avec du recul je réalise que la médiation nous a permis de construire Arbre généalogiquela partie commune de nos nouvelles vies, de sorte que nous trouvions chacun notre place, en tant que co-parents qui ne formons plus un couple. Au-delà des accords que nous avons trouvés, nous avons mis en place un nouveau mode de communication entre nous. Et je dois dire que, même si tout n’est pas rose tous les jours, nous avons déjà parcouru un bon chemin, non ? En tout cas les enfants ont l’air de trouver leurs marques je trouve…? »

Timéo et Chloe « Oui, c’est trop cool nous avons 2 maisons !! »

« Haha oui mais pas le double de jouets ! Par contre, nous avons retrouvé les sourires de Papa et Maman ! »Arbre généalogique

 

Epilogue :

Guillaume et Elodie sont parvenus à trouver des accords sur un certain nombre de sujets, notamment la résidence des enfants et la contribution à l’éducation et l’entretien des enfants. Ils ont fait une requête conjointe pour faire homologuer cet accord par le juge aux affaires familiales. Cette procédure rapide (environ 1 mois) donne à l’accord une force exécutoire. Autrement dit, les solutions qu’ils ont construites ensemble, sur mesure pour leur situation, valent décision de justice

 

Quelques précisions de la médiatrice familiale :

  • Concubinage, PACS, mariage, etc., la médiation familiale reçoit toute forme juridique d’union… et de désunion ! Avec ou sans enfant(s) !
  • La médiation familiale peut intervenir pendant la séparation, comme Guillaume et Elodie, mais aussi avant et après la séparation. Il peut aussi y avoir médiation sans séparation : on parle de médiation conjugale, ou médiation de couple.
  • Une telle médiation familiale peut se faire intégralement à l’amiable, c’est-à-dire sans passer devant le juge (même en cas de divorce, avec le divorce pour consentement mutuel depuis 2017).
  • Elle peut également se faire en complément d’une procédure judiciaire : avant, pendant ou après. Les juges aux affaires familiales, dont le rôle est de trancher lorsque les personnes ne parviennent pas à se mettre d’accord, encouragent fortement les tentatives de solution à l’amiable, dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

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Prochainement, dans la famille Komlézotre…

Flyer Espace Médiation versoFlyer Espace Médiation verso

C’est pour qui la médiation ?

Dans l’article précédent « En fait c’est quoi la médiation ? », je disais que la médiation pouvait aider quelle que relation que ce soit, dans lesquelles il devient difficile – voire impossible – de se parler et qu’on en a pourtant besoin.

Ah c’est bien, mais euh… concrètement… qui peut venir ? Qui pourrait s’asseoir sur ce (beau) fauteuil ?IMG_3792

De nombreuses personnes pourraient s’asseoir sur ce fauteuil… pas toutes en même temps !

  • La médiatrice (j’en parlerai dans un article spécifique)
  • Toute personne se trouvant bloquée dans une situation relationnelle, que ce soit au sein de sa famille, au travail, avec son voisin, avec l’instituteur de son aînée, la co-famille avec qui elle fait garder son cadet, etc.

C’est simple comme un syllogisme ! Qui dit relation, dit potentiel conflit. Et en tant qu’êtres sociaux, être en relation est pour nous un besoin vital. Par conséquent, l’expérience du conflit fait partie de nos vies ! Qui n’a jamais été en conflit ? D’ailleurs, qu’est-ce que le conflit ?… Ok je divague… mais vous voyez où je veux en venir ?

Eh oui, nous pourrions tous avoir recours à la médiation, ce n’est pas une tare, bien au contraire, c’est une démarche aussi novatrice que responsable !

Bon. Assez blablaté, il est temps que je vous présente la famille Komlézotre, et que je les laisse vous raconter pourquoi ils ont fait appel à la médiation, et ce que ça leur a apporté…

Prochainement, dans la famille Komlézotre…

Flyer Pour qui ?

En fait c’est quoi la médiation ?

Il y a quelques semaines j’annonçais l’ouverture de l’Espace Médiation à Chaville. Si la nouvelle a été super bien accueillie, que les gens trouvent ça chouette et que le flyer est beau, la première question qui vient toujours juste après est… « mais en fait c’est quoi la médiation ? »

Alors je pourrais vous renvoyer vers la page http://www.revelink.net/mediation, pour des définitions précises, mais je préfère répondre en quelques mots, car en fait c’est très simple :

La médiation est un ESPACE CONFIDENTIEL DE DIALOGUE.

Voilà, tout est dit. Enfin presque… car pour dialoguer, on peut aussi aller prendre un verre ! Mais quand il devient difficile – voire impossible – de se parler et qu’on en a pourtant besoin, la présence d’un tiers médiateur peut être très aidante. 

La médiation permet de rétablir la communication, d’apaiser une situation conflictuelle, voire de la résoudre, d’aider à prendre une décision, de prendre le temps de se dire les choses et de les entendre, de réapprendre à vivre et/ou travailler ensemble sans se gueuler dessus. Elle donne le temps et la place aux émotions. Et plein d’autres choses…

En fait, la médiation est là pour prendre soin de la relation, quelle qu’elle soit, en favorisant le dialogue dans toute son authenticité.

… ça vous parle ? Vous avez une situation relationnelle qui vous empêche d’avancer sereinement ? Vous pensez que ça vaudrait la peine d’essayer une médiation, mais êtes déjà en train de vous poser un tas de questions du genre « et si l’autre personne ne vient pas ? », « combien ça va me coûter ? », « faut-il que j’aille en justice ? », « combien de temps ça va me prendre », « comment je sais si ça va servir à quelque chose », etc.

Ne perdez pas de temps, prenez celui de m’appeler – me laisser un message avec vos coordonnées – pour un entretien d’information, c’est gratuit, cela répondra déjà à une bonne partie des questions que vous vous posez, à commencer par celle de savoir si vous avez toqué à la bonne porte, et si non, à vous orienter vers d’autres professionnels plus appropriés 🙂Flyer Espace Médiation recto

Voeux 2019

Nous entendons en ces temps de nombreux conseils de Sages, nous enjoignant de vivre l’instant présent, l’ici et maintenant. En guise de vœux pour la nouvelle année, je ne vais pas faire de même, déjà parce que je l’ai déjà plus ou moins fait il y’a 2 ans avec une belle citation de Confucius 😊

Mais surtout, si vous opinez du chef, très désireux d’être dans le Carpe Diem sans trop savoir concrètement comment vous y prendre, voici une piste que Revelink vous propose pour l’année 2019 : « le temps s’arrête lorsque l’on désire ce que l’on a ».

Réflexion empruntée à François DELIVRE qui, inspiré de la philosophie taoïste, nous invite à agir davantage sur le « comment » que sur le « quoi » pour mieux vivre le présent…
…Ou comme le disait si efficacement Lao-Tzeu : « Il n’y a point de chemin vers le bonheur. Le bonheur, c’est le chemin. », ou encore Gandhi quelques siècles plus tard…

Voeux Revelink 2019 - Gandhi

Les relations, un besoin fondamental

Les scientifiques ont démontré que l’être humain avait besoin de relations, des autres, pour être en bonne santé, voire vivant. Ils sont même allés jusqu’à mettre en évidence l’impact des relations positives sur la santé, la longévité et le psychisme. Goleman (2009) fait mention de ces études scientifiques dans son ouvrage consacré à l’intelligence relationnelle.

Comme le dit Sylvaine Pascual : « Développer les compétences relationnelles, en particulier en remettant de l’émotion dans ses interactions, est un moyen formidable d’assainir l’ambiance au travail d’une part, et de nourrir les égos affamés de reconnaissance et autres besoins socio-affectifs d’autre part. Un double bénéfice qui ne peut que diminuer le stress et encourager une atmosphère plaisante qui participe du bien-être. »

En outre, les relations de qualité favoriseraient la performance, d’abord à l’échelle individuelle, puis à l’échelle collective. Pour certains, l’intelligence relationnelle est nécessaire au déploiement de l’intelligence collective. D’où l’importance de développer l’intelligence relationnelle d’un maximum d’acteurs : dirigeants, managers de proximité, mais aussi ouvriers, employés, le plus en amont possible. A une échelle plus large, l’essayiste Jérémy Rifkin (2011) promeut l’importance du pouvoir latéral, ainsi que du « penser globalement et agir localement ».

Extrait du mémoire ‘Le Coaching comme aide au développement de l’Intelligence Relationnelle’ réalisé en 2014 dans le cadre du DESU Pratiques du Coaching, Université Paris 8.